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Veux-tu ne pas m’épouser et vivre heureux avec moi ?

janvier 6, 2011

Je suis le Grinch du mariage, je déteste cette institution d’une bêtise et d’une arrogance foncièrement masculine -le mariage n’étant à l’origine rien d’autre qu’un acte de possession de la mariée- détournée ironiquement au gré des époques en outil de mesure de l’amour par la majorité féminine (et qui a fini par en convaincre une partie de la population masculine, celle-là même qui se la met souvent derrière l’oreille).

Concrètement, le mariage n’est en rien ce en quoi on nous le fit percevoir à grands renforts de contes/films/livres/usages : un acte fort prouvant l’amour et l’engagement de celui le proposant (car ce n’est jamais la femme qui demande et donc dispose, elle préfère attendre la preuve de l’amour de son chevalier, la cruche). Coïncidence, ce sont à ces exacts mêmes vecteurs abrutissants que l’on doit une magnification malhonnête du concept d’amour, substituant à la réalité une histoire fictive, dénuée de toute psychologie -Barbara Cartland, si tu m’entends- et déclinée à toutes les sauces sur à peu près tous les supports existants.

Ce qui me chagrine le plus est l’impression d’enfoncer une porte semi-ouverte en écrivant ces banalités. En effet, combien parmi nous vantent les mérites du mariage, en rêvent ou du moins n’ont pas idée de remettre en question son aspect de passage obligatoire de la vie. Les cons sont parmi nous, cachés, prêts à vous épouser et à vous demander de vous épouser à tout moment sans prendre aucun recul et sans réfléchir. Terrifiant.

« tudju !! con de voile !!! »

Le mariage est un contrat entre vous, la mariée et la religion.

Qui dit mariage, dit la plupart du temps robe blanche, famille, amis, budget, panique, photos, chieurs, stress, problèmes, pression, crise de nerfs mais surtout religion. Et dans ma situation, je trouve assez hypocrite d’aller louer un prêtre pour officier -surtout que je ne saurais pas où il se louent en plus, les bougres- quand je sais que je conspue allègrement son établissement, et ne me rend à ses offices qu’avant les huitres et le foie gras du 24. Se marier religieusement équivaut finalement à accréditer l’institution religieuse dont on se fiche éperdument le reste de sa vie, et même pour moi c’est être de trop mauvaise foi.

Ah oui, toutes celles désirant se marier simplement pour la robe blanche sans tenir compte des implications théologiques sont des sottes à la superficialité abyssale, et devraient être stérilisées dès l’échange des alliances, par le prêtre, afin d’éviter que leur bêtise ne se propage.

Le mariage est contrat entre vous, la mariée et l’état.

Il y a bien le mariage civil, mais quand on vous dit qu’un mariage ne se célèbrera qu’à la mairie, tout le monde sait qu’il s’agit de divorcés ou bien d’avantages fiscaux, et convenons-en, ceci est assez pitoyable. L’institution du mariage étant supposé être quelque chose de sacré et d’unique, se remarier ou se marier pour payer moins d’impôts constitue un bras d’honneur bien plus virulent que je ne saurais faire.

Le mariage n’est en rien une preuve d’engagement.

Rester aux côtés de la même personne quand rien d’autre que votre volonté -genre un contrat synallagmatique non négociable avec des sanctions derrière- ne vous y oblige, constitue une vraie preuve d’engagement s’appréciant dans la durée.

L’engagement envers une personne ne se mesure pas au jour le jour, c’est le constat que l’on fait après quelques temps qui en constitue la preuve et il ne se mesure certainement pas en introduisant des contraintes et sanctions dans l’équation. Se servir du mariage comme preuve d’engagement -voire d’amour- n’est en rien de la fraîche candeur, de la naïveté ou de l’optimisme, c’est de la bêtise crasse.

Ainsi toutes celles et ceux -on peut compter des mecs- utilisant le mariage comme outil de mesure d’amour; ET SURTOUT celles et ceux qui ,a contrario, considèrent le refus de se marier comme le constat d’un amour insuffisant méritent d’être jetés en pâture à des footeux syphilitiques en rut.

Car, magnifique paradoxe, leur outil de mesure de l’amour de leur partenaire est la preuve formelle de leur absence totale de confiance en lui.

époux en train de réaliser qu’il s’est fait avoir

«Chéri je te demande de m’épouser pour m’assurer d’avoir une preuve tangible de ton amour infini et inconditionnel, te prouvant ainsi toute la confiance que je te porte et si tu refuses, cela veut dire que tu ne m’aimes pas vraiment» est une phrase marquée au fer rouge dans l’esprit de beaucoup, beaucoup trop de personnes.

Si votre copine vous réclame une preuve d’engagement, fuyez car elle est diablement conne et ne vous fait pas confiance, mais quand bien même vous voudriez souscrire à sa requête, restez avec elle sans vous poser d’épée de Damoclès au-dessus de la tête. Après quelques temps, vous aurez votre preuve d’engagement à lui donner, si elle râle toujours, quittez-la et trouvez-en une intelligente.

Le mariage vous offre votre conjoint, mais sans ticket.

On arrive ici au fait majeur me fâchant avec le concept même du mariage. Se marier équivaut à reconnaître et proclamer que votre partenaire vous est acquis -et réciproquement- et c’est une chose que je trouve personnellement insupportable.

Je ne supporterais jamais de considérer celle que j’aimerai/chérirai/soutiendrai -je reviens, je vais vomir- comme acquise, cela tuerait mon couple. Ce cliché du mari prenant 10 kilos après le mariage est un cliché pour une bonne raison, il souligne le relâchement une fois le jeu gagné -le mariage étant perçu comme un accomplissement, étape avant les gosses-. Comportement assez masculin pour le coup, comme quand ton premier petit copain a freiné sec sur les câlins et les bisous une fois qu’il t’eût enfin besogné dans le lit de tes parents.

Alors oui, marié ne signifie pas littéralement prisonnier et on peut toujours tromper/quitter son conjoint, mais force est de reconnaître que le gouffre de l’inconscient entre tromper/quitter son mec est différent d’avec son mari. Il n’est plus aussi facilement envisageable de claquer la porte en le traitant de con chauve à petite bite précoce et impuissante, car on considère que quand même on est mariés, qu’on se doit d’aller au bout, que ça ne peut pas finir comme ça, etc etc, et ainsi de nombreux couples restent ensembles par défaut (je reviendrai sur les couples par défaut avec plaisir un peu plus tard) avant de divorcer plus en amont de leur déprimante histoire.

Epoux ayant réalisé l’arnaque.

Je veux que ma copine ait la possibilité de claquer la porte en me traitant de gros con si elle ne me supporte plus, et non qu’elle reste par devoir quand elle ne ressent plus rien.

Je veux avoir à faire l’effort de lui plaire, et qu’elle fasse de même, qu’on joue toujours un peu à se plaire -même si c’est éventé avec une issue ne faisant aucun doute- plutôt que de me résigner avec une femme qui n’essaye plus de m’avoir et que personne ne cherche plus à avoir en raison de son alliance et de son poids -à cause de la grossesse du 3ème, tu comprends- pour finir par la tromper par la voisine-trop-bonnasse-qui-a-encore-des-seins-qui-tiennent. Et inversement pour les dames dont le mari se fait chier et se laisse aller en étouffant le dialogue peu à peu.

Bref j’ai besoin de me sentir un tout petit peu en danger, même si je sais qu’elle m’aime et qu’on a des projets ensemble, j’ai besoin de ce petit aiguillon pour me forcer tout naturellement à être le meilleur conjoint possible sans que cela ne me pèse car personnellement, si je me marie, je me donne un an avant qu’elle ne me trompe.

Alors si je trouve une fille qui me donne envie de faire des projets et en qui j’ai entièrement confiance, je ne vois pas pourquoi j’irais tout gâcher en me mariant.

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Le charme c’est du flan

mai 25, 2010

J’ai souvenir qu’en tant que jeune branleur avide de découvrir les subtilités du comportement féminin, j’avais tendance à m’en remettre très naïvement à tout ce que pouvaient me dire ces dernières à ce sujet (j’étais un cliché de Bon).

Ainsi, je tombe un jour chez mes parents sur un livre de séduction écrit par une femme, je n’ai aucune idée de ce qu’il pouvait bien faire ici, mais je subodore une maladroite tentative du côté maternel. Le livre s’intitulait sois beau et parle moi et était écrit par une dame à l’allure fort avenante. Mon sang ne fit qu’un tour, que vois-je ? une belle femme qui écrit sur la séduction ?? (évidemment non pas intitulée séduction mais plutôt mécaniques du désir/lois de l’attraction/réciprocité des pôles/blabla).

Au gré de ma lecture, je fis face à quantité de lieux communs, noyés dans des paraboles sémantiques pour entériner le côté « écrit par une fille qui réfléchit tu ‘ois » complètement artificiel. Plus je lisais le livre, plus j’avais l’impression que l’auteure cherchait à rassurer les moches sur leur capacité à être aimé (cf un « le physique ça compte pas, et les muscles sont souvent le signe d’un petit kiki ») plutôt qu’à expliquer les subtilités du sujet. Et malgré mon jeune âge, plus je la lisais plus j’avais l’impression de trouver ses explications bancales et illogiques.

Jusqu’à arriver au passage où elle nous compare deux rencards, le premier emmené par un Bon voit tous les clichés du genre s’accumuler (lift en voiture/invitation au resto que ce dernier paye/la rose achetée au paki etc.) pour conclure simplement que la demoiselle ne sera pas intéressée, et ce sans fournir d’explications détaillées. C’est un peu court jeune femme, vous avez beau utiliser des formules alambiquées comme « absence d’animalité sexuelle », il aurait au moins fallu être capable d’expliquer clairement pourquoi le pauvre gus va s’en remettre aux romans SAS ce soir. Il s’agit typiquement du cas très courant où une fille ne saura pas expliquer pourquoi elle est attirée par un type d’homme tout en défendant ce qu’elle pense être viable d’un point de vue intellectuel. Elle réclamera le Bon alors qu’elle ne sera jamais attirée par ce dernier, et ne pas savoir l’expliquer quand on écrit un bouquin sur le sujet, ça la fout mal.

La seconde date raconte comment un gars a réussi à sexer avec une de ses amies simplement en lui offrant chez lui un verre de whisky et du chocolat. Elle conclut qu’à ses yeux la différence est é-vi-dente et elle va nous l’expliquer avec grand plaisir. A ce moment précis, je n’étais que jubilation, j’allais enfin avoir accès à LA connaissance, une fille -belle de surcroit, qui donc à mes yeux savait forcément de quoi elle parlait- allait m’expliquer la clé de l’attirance, j’allais mettre la main sur carte gratuite sortez de prison de tous ces moments de gêne intense et de râteaux, j’ai tourné la page avec grand fracas. (cette image n’ayant pas manqué de faire sourire les plus canaillous d’entre vous)

Et cette cruche de nous dire « bah oui, la différence c’est le CHARME », et ensuite de dire que le charme on l’a ou on l’a pas, que ça n’a pas grand chose à voir avec le physique mais que ça se SENT.

Euh au niveau du foutage de gueule, on m’explique comment ça se passe ? Alors c’est ça ? La clé pour être un Truand, c’est le charme ? mais ça ne s’explique pas, on l’a ou on l’a pas, c’est tout ? Donc, en fait moi pauvre gamin pathétique je suis baisé c’est ça ?

J’avais vraiment eu l’impression de lire quelque chose d’aussi stupide que « la glace, c’est bien pour réfrigérer car c’est froid mais je n’ai aucune idée de son mode de formation ». Un brin dégouté par l’impression que l’auteure était rentré chez moi par un endroit où le lumière du jour est peu souvent invitée, j’arrêtais le massacre.

Il m’aura fallu quelques années et autant d’expériences pour comprendre et synthétiser cet espèce de composant incroyable qui ne « s’explique pas ». J’eus une amie un moment qui me disait « va les aborder comme si tu étais brad pitt » et moi de me dire « non mais ça va jamais marcher, quelle idée saugrenue ». Elle me donnait en fait le parfait conseil pour simuler du charme et surtout elle me donnait le conseil le plus juste que je n’ai jamais entendu en séduction. Le charme n’a rien de magique, il s’agit simplement de la projection de ton ego, voilà pourquoi les bons qui sont ego-less (ou plutôt n’osent pas avoir) n’ont jamais de charme per se. Le charme traduit simplement le fait que tu n’attends absolument rien des autres qui t’entourent et qu’il revient à eux de t’intéresser, il ne s’agit pas de condescendance mais de franc ego. Les gens à fort charisme n’ont pas besoin de toi, il s’agit de quelque chose qu’ils te font ressentir et cette attitude leur permet de faire jouer des pieds et des mains à ceux qui désirent les intéresser.

En soi, peu importe que tu ne ressembles pas à Brad pitt, les filles ont la capacité de passer outre certaines apparences pour s’intéresser à la vue d’ensemble (ce que les mecs ne peuvent faire, et si tu oses me contredire cherche donc dans ton esprit des exemples de couples fille moche-mec de très forte valeur), ce qui compte est de te comporter comme tel, de dégager la même assurance. Tu seras plus à même de piquer l’intérêt de tous si tu te comportes comme si c’était aux autres de t’intéresser, de te séduire. Il s’agit de quelque chose que le bon ne fait jamais et qui ne lui viendrait jamais à l’esprit, pour lui l’ego est le mal et il se pose en faux, car des cruchasses auront été incapables de lui expliquer comment fonctionnent les règles de l’attraction (seigneur, voilà que je m’y mets) et lui auront conseillé l’inverse (le plus souvent ce qu’elles aimeraient rationnellement avoir mais qui ne les attirera pas).. Il est d’autant plus triste que tout ce qu’il voit comme étant des « attentions » (inviter au resto toussa, dont la finalité est de sexer précisons-le quand même) sont perçues inconsciemment par les filles comme une mise de force sur un piédestal, ceci traduisant implicitement « tu es trop génial et moi beaucoup moins, j’ai très envie de sortir avec toi et suis prêt à tout pour ça », j’offre un caramel à la première qui va dire « oalalala donc en fait il faut être un connard c’est ça, pfff c’est trop bête quoi».  Alors qu’avec son attitude le charmeur va implicitement traduire « qu’as-tu donc qui pourrait m’intéresser ? » et provoquer les réactions que l’on connait.

Ton charme traduit ton ego et ton assurance, et de fait, ton charme traduit ta valeur, car si tu te comportes ainsi, c’est que tu en as les moyens, donc que tu es potentiellement de forte valeur. Et donc parce qu’on ne sort pas avec quelqu’un de moindre valeur que soi, adopter ce mode de comportement te rendra éligible au sein de la population féminine : le bon offre le verre pour « acheter » l’attention de jeune femme, traduisant ainsi sa différence de valeur face au Truand qui n’a pas besoin d’offrir un verre.

Alors oui, forcément, si le charme n’est qu’un masque que tu simules, il va vite tomber et ensuite en relation, il faut du fond et pas seulement de la forme pour que ça marche, certes Mais point n’est là mon propos, mon sujet était la virtualité du charme, je voulais te démontrer que le charme n’est en rien une donnée inexplicable de l’attraction mais bien quelque chose de très logique et par extension aisément simulable.

PS : Je précise pour les lourdeaux au fond, évidemment rien ne vaut la vraie confiance, l’ego acquis à la dure, car le charme sera ici naturel et puissant et surtout, il ne s’agira pas d’un masque que vous portez, vous serez congruents avec vôtre personnalité. Le fond servira la forme mais encore une fois ça n’était pas le sujet.

Maintenant sors et comporte toi comme Russel Crowe

Toi aussi avec Virgine DESPENTES, be a rebel et sois fier d’être malheureux !

mai 16, 2010

Parce qu’il est tard, que mon humeur y sied, que j’ai un taux d’alcoolémie suffisant, et que je ne te croiserai jamais, je vais me laisser aller à parler un peu de moi. Je vais en faire un parallèle avec la king kong théorie de Virginie Despentes, afin de me permettre d’amener plus facilement le sujet, c’est mon côté macho qui ressort.

Cet ouvrage est en quelque sorte présenté comme une réaction à notre société bien trop uniformisée, artificielle et dont les canons (de beauté, notamment) nous sont dictés par des acteurs extérieurs bien trop présents et trop pressurisants. Et dont les vecteurs ont acquis une telle importance qu’ils ne transmettent plus l’information mais vont se substituer à nos propres désirs et envies. Le porno avait été mis en place pour imager des fantasmes et il en est finalement devenu la source, douce ironie de se voir inconsciemment dicter ses fantasmes par l’outil supposé les mettre en images. Ce postulat en soi n’est en rien mauvais, il est en fait banal et relève finalement d’une simple constatation de notre société occidentale. Nous sommes bien trop exposés à la pub à tous les niveaux, hier encore j’ai vu une voiture installée dans le métro entre deux arrêts afin que sa promotion soit sûre de marquer tous les passagers, qu’ils le veuillent ou non, c’est du brain-rape. Et que celui qui fasse le plus de vagues soit porté aux nues. Je suis conscient d’enfoncer des portes ouvertes et je n’ai pas la prétention d’apporter une quelconque solution, d’ailleurs les personnes se posant en faux de cette vision de la société sont souvent les plus drôles tant leur prémisse reflète leur manque d’intelligence, qui désirerait vivre dans l’univers de Tyler Durden ? (fin de la métaphore filée, les enfants). Cet univers me convient parfaitement, je m’y suis habité et ai acquis ses codes. Le recul que je suis capable de prendre me permet de filtrer les gens vraiment intéressants de l’ivraie, que ce soit à la fac ou sur le net (god bless quatre connards à ce sujet, dont la maison est une corne d’abondance de gens vraiment intéressants et intelligents)

Mais cet ouvrage m’a fâché dans sa propension à détourner une observation trop simple pour en faire le fer de lance d’un  mouvement rebelle dont l’opportunisme n’a d’égal que son hypocrisie. En effet ce livre se fait le panache blanc de tous ceux qui ont peur de changer, ceux qui ont un peu de bide, ceux qui manquent de confiance, ceux qui se laissent aller, ceux qui n’osent pas tenter leur chance, ceux qui sont trop timides; bref tous ceux qui refusent de s’améliorer d’une façon ou d’une autre. C’est une apologie de la médiocrité, érigée ici en tant que choix de vie. Cette vision m’est personnellement insupportable.

Je me suis toujours intensément détesté plus jeune à cause de mon apparence, de mon manque de caractère, d’ego, ou de mon incapacité notoire à frayer avec qui que ce soit. Je me détestais de passer absolument tous mes temps libres enfermé quelque part avec un bouquin, et ce pour que personne ne se rende compte que j’étais seul. Je me trouvais pathétique, me sentais complètement seul et je n’aurais jamais osé pensé à le faire passer pour un choix de vie, j’étais terriblement malheureux, je ne m’en serais jamais enorgueilli. Enfin, j’avais conscience que le problème pouvait être résolu par un geste provenant de mon initiative, que le monde n’allait pas changer juste pour moi et surtout que les cercles qui pourraient m’accueillir ne m’auraient jamais contentés, il fallait donc que je me force à me prendre en main.

Alors j’ai commencé à détailler tous les aspects de ma vie me rendant malheureux pour les changer, les compenser. Je voulais devenir celui qu’on envie, celui dont on dit qu’on aurait bien aimé avoir le cran, celui dont on se demande comment il a fait pour réussir telle ou telle chose, celui vers qui vont spontanément les gens. J’ai longtemps suivi et étudié les garçons ayant du succès avec les filles. Je me suis forcé à sortir seul très souvent en bar, en boite, en soirée pour mettre en pratique le travail théorique effectué en amont. Je me suis grandement documenté sur les mécaniques et sciences sociales et le langage du corps pour comprendre en un instant le monde qui m’entourait. Je me suis inscrit avec joie à une activité consistant plus ou moins à s’en prendre plein la figure pour dépasser ma lâcheté, ma peur de l’autre et ma trop ancienne peur du conflit. Tout ce que j’ai accompli l’a été dans le but d’être à la hauteur de ma fierté, de devenir mon propre héros. J’ai toujours eu en tête une version magnifié de ce que je pourrais être « si j’avais le cran » et non une vache en bronze issue d’un magazine ou d’un film, qui aurait paralysé toute initiative de par son coté fictif. Et je suis vraiment fier de ne plus avoir grand chose en commun avec le petit garçon qui se forçait à arriver en retard tous les matins, pour ne pas avoir à attendre la sonnerie, seul au milieu d’une cinquantaine de gamins qui l’ignorent. Je suis fier de m’être donné les moyens d’être à la hauteur de ma fierté et de ses ambitions et je suis très fier d’avoir le choix, ce qui n’aurait pas été possible avant.

Ce sont des éléments qui me rendent vraiment heureux de vivre et me donnent toujours plus envie de m’améliorer. Voilà pourquoi  un geignard qui se plaint de sa situation ne soulèvera jamais qu’un profond mépris de ma part. Les gens qui ne sont pas contents de leur situation n’ont qu’à se donner les moyens d’en changer, le malheureux n’ont qu’à se donner les moyens d’être heureux. Donc je t’emmerde despentes et ta philosophie de petite bite, tu représentes tout ce que je hais : des gens trop lâches pour changer et qui, en plus d’avoir le suprême culot de s’en plaindre, sont maintenant encouragés à porter leur peur en étendard, symbole non de leur médiocrité mais de leur soi-disant rébellion d’un mode de vie qui leur fait en fait envie. Des gens qui ont si peu d’ego, qu’au lieu d’avoir honte de ne pas être les meilleurs « eux » qu’ils puissent être, vont montrer mettre en exergue leur lâcheté comme « différence » face à cette société pourrie par le diktat de la pub.

Je vomis tous les geignards incapables de se prendre en main, vous me donnez envie de vous mettre des claques et vous valez tous mille moins qu’un petit garçon, gros à lunettes qui se sent malheureux comme les pierres d’être seul, mais qui fait tout son possible pour sortir de sa condition, et pour être un jour fier d’être lui-même.

Mais tu vois qu’on te prend pour une conne ou tu l’es vraiment ? !

mai 11, 2010

La qualité et le contenu de la littérature féminine vulgarisée m’a toujours surpris dans sa propension à prendre ses lectrices pour des connes et ce -ultime culot- en les exhortant à réfléchir sur leur statut pour le faire évoluer (cf un article d’une Meuf luminescente qui se fera bien mieux que moi le relais de ma pensée profonde). Ce paradoxe m’a toujours franchement amusé.

Alors quand ce mode de pensée atteint certaines couches de littérature extrêmement médiatisées, je suis consterné de voir des femmes plébisciter un outil qui servira majoritairement à entériner l’idée que les femmes ne sont pas les égales de l’homme, voire complètement connes (il est cependant notable qu’en agissant ainsi ces femmes respectent leur postulat car prouvent bien leur connerie). Je veux -entre autres- parler du fameux « les hommes viennent de mars pour offrir des fleurs aux femmes qui sont connes » qui eut tant de succès (auprès des connes et des hommes dont la connaissance des femmes frôle le néant, entendons-nous bien). L’approche du comportement féminin m’a fait franchement rire à l’époque où je lisais ce « livre », surtout dans l’approche binaire du cerveau féminin : pour une fille, tout est en gros soit noir soit blanc car (ATTENTION, ceci est L’argument scientifique d’absolument tout le bouquin) son cerveau est programmé ainsi, c’est le postulat de 80% des réponses posées sur le comportement féminin et non une grosse blague bien crasse.

Moi qui, en tant que jeune branleur, désirait approfondir ma connaissance (inexistante à l’époque) de la psyché féminine pour être plus-à-même de les séduire en découvrant ce récit fut bien déçu. je pensais apprendre moult anecdotes sur leur mode de fonctionnement afin de mieux les comprendre (et a fortiori  -marcel patulacci agent de la paix avant tout- de leur plaire). En échange, je fus gratifié d’une vision simpliste qui consistait à traiter la nana comme un cocker amélioré qu’il faudrait sortir pour aller pisser de temps en temps. Je ne m’étendrais pas à détailler tous les vices et incongruences sexistes émanant de ce brûlot (plutôt dans les commentaires si des converties ont besoin de mon eau bénite) mais simplement à constater la chose. Un ouvrage se permettait de se poser au même niveau que Belle du seigneur et son explication des mécaniques masculines et de leur évolution alors qu’il ne se résumait qu’à une vaste blague d’un pauvre diable qui devait en avoir assez de se faire turluter seulement à noël et pour son anniversaire.

Ce genre de formatage est le pire car il prend terriblement à revers et fait prendre aux potentiels acteurs influençables (qui craquent devant la surmédiatisation qui les empêchent de remettre trop en cause la crédibilité de l’ouvrage) du changement un virage à 180°. Permettons à bobonne de pousser son coup de gueule, mais après avoir fait la bouffe.

Ceci est d’autant plus vicieux qu’il le fait sans aucune forme d’humour, non pas que les atteintes se prévalant d’humour soient guère plus défendables mais là au moins, il n’est pas possible de se réfugier derrière un pratique et opportuniste second degré.  En gros, on te crache à la gueule et tu avales, c’est aussi simple que ça, ma belle.

Je ne me fais pas du tout le défenseur d’un monde nouveau où il faudra forcément donner des petites voitures aux filles et des poupées aux garçons (encore que le rôle des jouets soit loin d’être innocent). Je m’insurge simplement du fait que des adultes supposément capables de prendre du recul soient incapables de voir qu’on se fout de leur gueule, je veux bien qu’ils soient cons mais il y a une limite tout de même. Surtout qu’en la matière, j’aurais tendance à donner plus de mou aux hommes qui sont souvent les derniers au courant des modes de fonctionnement féminin, dans les détails du moins. J’essaye d’éviter les généralités mais les hommes connaissant parfaitement la mécanique féminine sont des Truands et par essence bien moins nombreux que les Bons (70% de la population masculine) qui sont le cœur du cible du lectorat de ce machin. Et ainsi qu’on présente à ces hommes désarmés un « manuel de la femme »  est une aubaine inestimable,d’autant plus que ce bouquin bénéfice d’un retentissement phénoménal, gage de crédibilité. Ce livre fut présenté comme un sésame de l’esprit féminin, la carte gratuite sortez de prison de toutes les engueulades et incompréhensions du couple, ceci provoquant un besoin effréné du pauvre hère de faire sienne ces absurdités pour les poser en tant que FAITS INCONTESTABLES car cautionnés par des termes SCIENTIFIQUES. Vite vite lisons-le comme ça je pourrais donner le change à Ginette quand elle me parle de ses histoires ou quand elle me prend la tête et ainsi elle pourra recommencer à descendre à la mine (77,45% de ce qu’un homme fait de sa vie l’est dans le but d’obtenir une fellation, sachez-le).

En fait ce phénomène me désarme car je n’arrive pas à me l’appliquer, si un manuel erroné de mon mode de fonctionnement devait paraitre en libraire, j’aurais vite fait de réaliser le tissu de bêtises auquel je fais l’honneur de consacrer du temps et de réagir en conséquence. Et même sans aller aussi loin si un un bouquin écrivait que tous les mecs ont un cerveau binaire et font absolument tout d’après cette observation SCIENTIFIQUE, j’aurais vite fait de questionner pareille ineptie, succès médiatique ou pas (depuis quand le succès médiatique d’un bouquin est il relatif à sa cohérence ?). Je reviens encore sur Belle du seigneur qui en soi explique parfaitement pourquoi les mecs vont devenir des Brutes, alors il est sûr qu’il faut savoir lire entre les lignes et que cela demande un peu plus de connexions synaptiques que pour se passionner pour une chanteuse qui s’est fait tabasser par son mec chanteur (ike et tina pour ceux qui ont du goût et rihanna et l’autre nain pour les autres, y en a pour tous les goûts).

Cette image me désole, cela revient à voir des gens qui brandissent haut et fort leur petit livre rouge tout en clamant sa vérité et ce en le croyant profondément, cette merde est le petit livret rouge du sexisme et son succès médiatique ne permet aucune remise en question.

Parfois, c’est vraiment con une fille.

La flemme du branleur

mai 9, 2010

Bon, originellement je voulais écrire un billet sur le côté très artificiel du charme, ou expliquer pourquoi il faut fuir les filles qui te draguent de manière appuyée ou quelque autre billet sur une autre convention inhérente et prédéterminée aux jeux du cirque. J’aurais ainsi pu faire voler en éclats tes convictions les plus profondes, t’offrir la lumière, la paix de l’esprit et te convaincre, les yeux embués de larmes, de m’ériger en tant que ton nouveau Dieu / Gourou / écrivain favori / homme de ta vie (rayer les mentions inutiles).

Mais il s’avère que j’ai une flemme de tous les diables, que je dois encore finir de voir mon poids en films, que j’ai 3 livres à finir pour pouvoir continuer à donner aux gens l’illusion que je suis un branleur cool et culturé, que je dois commencer à m’intéresser très sérieusement au droit des sûretés et au régime de l’obligation -comprendre : commencer à lire le cours qu’une bonne âme aura bien voulu me donner malgré mon absentéisme forcené et ce afin de réviser un examen qui arrive très\trop vite-, que j’ai mal à la tête des shots d’hier.

bref tu l’auras compris, ma vie est loin d’être une sinécure et afin de ne pas te donner l’impression que je me fous ouvertement de toi en écrivant un billet pour dire que j’ai la flemme d’écrire un billet, je t’offre deux choses :

A) LE FUTUR MUST HAVE FOR ALL MEN ON EARTH (et au delà !)

Je t’offre l’idée de cadeau la plus classe, drôle à offrir  à ton semblable membré (il est à noter que cet accessoire, comme tout accessoire qui se respecte, n’a aucune utilité d’où son statut de « must have »). Il s’agit d’un porte-capotes, oui tu as bien lu, un porte-capotes ! D’ailleurs regarde en dessous.

Il s’agit d’une espèce de petit portemonnaie qui se déplie comme les cocottes que tu faisais à l’école pour savoir si ta copine allait se marier avec kevin, en lui demandant de choisir un chiffre puis une couleur (donc les mecs, soyez assurés que les nanas adoreront votre gadget qui flattera leur côté gamine). Et ce machin fait exactement la même taille qu’un préservatif (je t’aurais bien fait un comparatif mais je n’en avais pas sur moi  et la copine de qui c’est l’objet n’a pas voulu me le donner, prends t’en à elle).

Ce gadget est donc incroyable, il est l’équivalent en termes de coolitude de la montre-laser de james bond, le cigare-pistolet de james bond ou la ceinture-grappin de james bond. Bref sois assuré, jeune damoiseau, que cet objet te garantira les faveurs des filles les plus superficielles !

Il est cependant limité à deux capotes, ce qui est idéal en soirée mais moins en voyages (je te conseille alors le sac à capotes dont je te parlerai plus tard !).

B) UN TRUC DROLE

Tu te doutes qu’il n’est pas évident de passer après un tel objet, donc si ce qui suit ne te fait pas rire, ça ne sera pas à cause d’une quelconque déficience ou d’un humour trop fin pour toi, mais simplement car le lobe gauche de ton cerveau (l’œsophage) sera trop captivé par ce qui a précédé.

mmmppffrrrrttrrr….HA HA HA HA ! ce con de robin des bois a même pas fait gaffe qu’il a pris une hache qui n’a pas de lame ! HA le CON !

Le Bon, La Brute et le Truand (Dernière partie : le Truand)

mai 5, 2010

Mmmh épineuse tâche que de décrire correctement un Truand sans avoir l’impression que je te prenne pour une cruche (ou un robinet le cas échéant, je sais je suis hilarant).   

Car finalement te dire qu’un Truand va être capable d’attirer quasiment toutes les filles car il dispose du charme (concept on ne peut plus artificiel), de classe (qui consiste en de la vraie confiance donnant lieu à un langage du corps affirmé et d’un goût vestimentaire certain) et de la maitrise des mécaniques sociales (fruit de l’expérience du terrain) est en soi aussi creux que te dire que le chocolat fait grossir et que la guerre c’est mal.   

Donc afin que tu réalises un peu l’existence de ce genre de mecs, on va plutôt s’attarder sur sa conception.   

   

 Tu deviens un Truand grâce à ton expérience féminine à laquelle tu es capable de coupler ta capacité à prendre du recul sur les choses et ton intelligence qui va te permettre de les discerner, certains sont plus capables que d’autres de comprendre et décortiquer les interactions sociales. Une brute aura une vague idée de ce qui marche mais ne saura jamais l’adapter et le décliner, et quant au bon, on ne va pas le déranger il est en train de poukav #killer785# sur Call of (j’adore call of). Un truand c’est déjà en soi quelqu’un d’intelligent capable de prendre suffisamment de recul pour avoir compris ce qui marche à tous les coups. N’en déplaise aux filles, certains mécanismes relèvent de l’inconscient et marcheront toujours avec toutes, il suffit juste de pouvoir savoir le calibrer, ce qui en soi demande beaucoup d’expérience (rêvez pas c’est loin d’être aussi easy au début), ainsi un bon qui tente de se calquer sur un truand sera souvent aussi crédible que moi déclamant du Seinfield (j’adore Seinfield). La pièce-maitresse dans les jeux du cirque est l’expérience et rien ne peut la simuler, il faut faire l’effort de l’acquérir soi-même.   

Le Truand est intelligent certes, mais me direz-vous -de votre voix fluette tremblante de colère qu’un parfait inconnu ose vous dire ce qui vous attire-, il existe plein de mecs gentils intelligents ! Ce à quoi je répondrais que oui certes mais le mec gentil est souvent plongé dans un déni assez impressionnant en la matière et s’en défendra le plus souvent à coups de « moi chuis pas comme ça, je vais pas/ peux pas / ai pas les couilles de / changer pour plaire aux filles, une fille doit m’accepter comme je suis » (un billet sur cette merde qu’est la King Kong théorie qui se fait le fer de lance de cette apologie de la médiocrité sera relaté sous peu). Ainsi le bon restera un bon toute sa vie à moins d’avoir eu un jour la vraie impulsion (il ne suffit pas juste de vouloir) qui va lui donner la force de changer et d’évoluer afin de devenir son propre héros (c’est un postulat qui est courageux et demande beaucoup de cran).   

Il est d’ailleurs amusant de noter que la plupart des truands sont d’anciennes serpillères qui ont décidé un jour après une claque plus douloureuse que les autres de « changer » et de ne plus se complaire dans un univers de médiocrité afin de pouvoir se donner les moyens de satisfaire leurs pulsions et non de les réfréner. Ainsi ce qui différencie un bon d’un truand en devenir est une volonté sincère de changer pour devenir le héros qu’ils aimeraient être (je me répète je sais mais ce thème est très important pour moi, je considère vraiment que faire l’effort de devenir son propre héros soit essentiel dans la construction de sa vie, d’où mon dégout de la King Kong théorie).   

Il reste aussi le terrifiant cas du mec qui aurait pu devenir une brute mais est suffisamment intelligent pour avoir compris les mécanismes inconscients qui régissent l’attraction féminine. Ceux-là sont terribles car ils allient une confiance d’airain (dont le wannabe truand est dépourvu at first) et une expérience sur les filles suffisamment solide pour leur avoir permis de discerner et comprendre ces fameux mécanismes (atout dont ne dispose évidemment pas encore l’ex-bon wannabe truand). Contrairement au wannabe qui au début va paraitre gauche et surjoué  et qui va acquérir sa confiance au prix de quelques bonnes humiliations (mais qui  s’accroche nevertheless), le truand naturel sera toujours congruent et spontané dans sa manière de séduire ce qui lui donnera un charme (notion artificielle on se répète) fou.   

Petit aparté qui me parait important : il est évident que le truand en devient un pour ramener les reines du bal, les filles à ego, celles qui te font courir et non les ginettes en mal d’amour-propre destinées à tourner entre la brute et le bon selon les fluctuations de leur ligne et de leur ego.  

 

Dans les deux cas, ce qui différencie le truand de la masse sont trois choses essentielles :  une vraie confiance alimentée par un vrai ego (pas un ego du genre « moi je suis trop confiant pour parler devant 35 personnes mais je perds mes moyens pour aborder la fille qui me fait de l’oeil depuis 10mn »), une expérience solide du domaine féminin (qui va alimenter son égo) et la capacité de prendre du recul sur lui-même et les jeux du cirque.   

Grâce à ces trois éléments : le truand va pouvoir aborder des filles (et construire son expérience dans le domaine), se construire sa confiance et son côté naturel (ce qui va nourrir son ego) et quand bien même il échouerait, le fait de savoir prendre du recul va lui permettre de comprendre où il s’est planté afin de se corriger et de s’améliorer encore; au bout d’un moment, il n’y a plus d’échecs, il n’y a que des feedback aisément corrigibles. Il s’agit du cercle vertueux masculin ultime : le cran amène l’expérience, l’expérience permet le déchiffrage avec le recul, les règles se font maitriser, les erreurs se raréfient, la vraie confiance naît.   

Cette phase a été passée par le Truand naturel en grande partie pendant l’adolescence, alors que le bon doit avoir suffisamment de couilles pour avoir le cran de sortir de sa zone de confort et de risquer de perdre quelques plumes d’ego au début.   

La combinaison de tous ces éléments va donner un charme fou au truand (je m’attarderai sur la notion très artificielle du charme dans un autre billet) et tout cela va le rendre attirant, parce que merde, ce mec te fait courir depuis que vous avez commencé à parler alors que c’est ton rôle d’habitude ! En plus, il  ne tombe dans aucun des pièges que tu lui tends -inconsciemment- et est intéressant à de nombreux niveaux (ne crois pas que je m’en tire ici avec une pirouette te décrivant THE mec parfait, je te décris juste quelqu’un d’intéressant ET qui sait jouer, c’est tout).   

> > aparté sur le mot inconsciemment qui apparait plusieurs fois ici      :    on va croire que j’utilise beaucoup ce mot pour justifier des choses avec lesquelles tu ne serais pas d’accord et cela te parait un peu facile ! Mais que celle qui n’a jamais lancé EN PHASE DE SEDUCTION un truc du genre « moi je + légère dépréciation » et soit agréablement agacée de voir le mec en face répondre à côté en souriant me jette le premier galet / ou alors perde de l’intérêt si EN PHASE DE SEDUCTION, le mec commence à te contredire avec grand fracas que « mais si ! je t’assure tu es #complimentéhonté ! » cela sonnera faux et tu l’auras percé à jour en moins de temps qu’il lui faut pour t’imaginer nue (soit 0.00125s).   

ATTENTION je ne dis pas qu’être un connard est la solution ultime (car c’est faux et c’est que la brute n’a toujours pas compris) et qu’être gentil fait perdre des points (car c’est encore plus faux, il n’y a rien de plus bête que de se retenir d’être gentil pour ne pas égratigner son image virile quand on est sincère et désintéressé et que la personne en face en a besoin); mais dans ce cas précis -donc EN PHASE DE SEDUCTION- chanter les louanges d’une fille via moult compliments (surtout déguisés, ce sont les pires) et la contredire avec force dès qu’elle fait allusion à un de ses traits qui pourrait ne pas être une qualité luminescente, c’est être un hypocrite prêt à vendre ce que tu penses pour lui plaire et ça, mon pote c’est tout sauf viril, ça revient à la mettre de force sur un piédestal doré dont elle n’a pas voulu et qui va très très vite l’agacer  (ON NE PARLE EVIDEMMENT PAS DE GINETTES mais de filles à ego et donc interessantes)   

Même si un mec gentil est trèèèèèès intéressant (et j’insiste), son incapacité à te paraitre attirant va te faire très souvent le disqualifier tôt dans la phase de séduction, il s’agit du genre de garçons dont tu réalises la vraie valeur plus tard, c’est à dire après que vous soyez devenus potes et que tu l’aies mentalement émasculé (c’est là où la plupart des filles me sautent dessus avec des « haaaaaan mais trop n’importe quoi !!! moi si un mec est attentionné et intéressant, je lui tombe dans les bras de suite », oui mais non je t’assure…)   

   

je passe sur les notions de gout vestimentaire car il est évident que si un truand est assez intelligent pour déchiffrer ce qui plait aux filles, il ne sera pas assez stupide pour mettre une ceinture DG gigantesque avec un jean trop délavé, des chaussures noires et un haut avec la marque en gros dessus. Comme il sera congruent en séduction, le truand le sera en vêtements et quelque soit son style, il ne sera que très rarement à coté de la plaque.   

Je passe également sur la notion de charme qui consiste simplement en la projection d’un mec viril et  intéressant qui sait ce qu’il veut et qu’il ne te sera pas aisé de conquérir (ce qui est en soi trop facile à être simulé pour être  décemment pris en compte), en revanche ses composantes (confiance, ego, expérience) ont leur importance.   

Et je ne mettrai PAS de photo de Hitch pour le truand, car   

a) son style vestimentaire est moche et tout sauf classe, le look ted mosby veste+chemise+TSHIRT, c’est tout simplement impensable et mérite la mort. Mais il y a PIRE  :   http://tinyurl.com/2ar4v24.   

b) la plupart des choses qu’il fait dans le film sont insensées (stalker la fille sur son lieu de travail et faire tout son arbre généalogique pour l’impressionner tout en lui concoctant une date au budget pharaonique alors qu’ils ne se connaissent même pas ferait fuir la moindre créature sensée), mais les deux scènes des bars sont très bien pensées (à part que ce crétin parte sans son numéro de téléphone)

Le Bon, La Brute et le Truand (2ème partie : la Brute)

mai 4, 2010

Le macho qui porte sa virilité / bite en étendard reste un autre extrême assez répandu.

Là où le mec gentil avait fait le triste choix de vendre son animalité pour mieux approcher les filles (nous en rions encore); la brute, elle, l’exhibe de manière ostentatoire : tout en lui crie sa possession d’un pénis et sa propension à s’en servir -là tout de suite maintenant s’il le fallait-. Il s’agira par exemple (quitte à l’illustrer avec d’utiles clichés) du dragueur de plage uber bien foutu ou du serial-chopeur.

 

Si le mec gentil ne méritait que du mépris de ta part, la brute mérite elle une bonne dose de pitié, je vais dans ma grande mansuétude t’expliquer pourquoi. L’avantage principal de la brute est une confiance en soi -en séduction, j’entends- qui est à l’épreuve des balles. Elle lui vient généralement d’une aisance naturelle avec les filles, acquise au cours de l’adolescence durant laquelle ce dernier s’en est donné à cœur joie, son physique ayant triomphé de la timidité inhérente à tout adolescent (oui la brute est souvent beau gosse, ou du moins bien foutu). La brute est donc capable d’aborder anyone anywhere anytime (là ou les mec biens décident de prendre leur temps et de reprendre un verre, parce que rien ne presse hein..) et d’ « attaquer ». De plus, son expérience de la drague va s’avérer assez utile car il aura inconsciemment développé des automatismes de séduction dont il sait qu’ils fonctionnent sans pour autant savoir les expliquer. Donc si l’on fait le bilan, tu te demandes sûrement (si si je le vois à ton regard dubitatif) pourquoi un hombre qui dispose d’une confiance en métal, d’une aisance naturelle, d’un langage du corps de winner, d’automatismes de séduction et d’une valeur plus élevée que la plupart des mecs (rapport à son image de dragueur) pourrait bien être à plaindre… (points de suspense)

Comme je l’ai dit plus haut, la brute a développé des mécanismes inconscients de séduction, mais la plupart du temps il va être incapable de prendre suffisamment de recul pour les comprendre et se les expliquer, il est toujours amusant de constater que la réponse d’une brute à la question « mais comment t’as fait ?? » sera toujours  « bah je sais pas, je suis allé la voir quoi ».  Ainsi la brute a une vague idée de ce qui va marcher (ou non) mais son absence de discernement en la matière va le conduire à tâtonner dans les quelques directions qu’il connaît (toujours plus appréciable que le mec bien qui se retrouve dans le noir complet). Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il n’est pas bien malin, mais la différence entre un Truand et une Brute réside dans l’incapacité de ce dernier à déchiffrer les interactions sociales et à son inaptitude à prendre du recul (=la Brute n’est souvent pas bien malin en fait).

La source de son problème ne sera pas de trouver avec qui avoir une conversation épuisante avec plein de voyelles -il trouvera toujours-, mais sera de l’avoir avec la fille qui lui plait vraiment, car si la brute sait séduire en boite / en vacances / en soirée arrosée (wherever il y a de forts pics de libido), son absence de discernement en la matière va le disqualifier auprès de filles de qualité / à fort ego : n’étant pas capable de calibrer précisément ses instruments de séduction, il va se prendre un mur et finira immanquablement par se rabattre sur une fille dont il sait qu’elle va tomber dans le panneau; on ne séduit pas ginette au bal des pompiers comme on séduit une très jolie fille qui sait ce qu’elle vaut et ce qu’elle veut (vous avez échappé de très peu à une citation usée jusqu’à la corde de confucius pour illustrer mon propos) . Un exemple typique est celui du pauvre bougre qui vanne à torts et à travers et finira par être lourd :  lui se demande pourquoi cette fille ne marche pas dans son jeu qui a fait tant d’effet à ginette hier soir, et la pauvre fille qu’il a pris pour cible doit surement être en train de chercher du regard un objet contondant suffisamment solide pour briser le crâne de cet abruti fini.  Son attitude est en fait la même qu’il utilisait plus jeune, en pinçant les petites filles dans la cour de récré pour leur faire comprendre qu’en fait il les aime bien.

Triste sort en fait que celui qui dispose d’un pénis mais qui restera toujours frustré de ne pas pouvoir s’en servir avec celle qu’il désire. Certes, son sort est toujours plus enviable que celui du mec bien qui navigue dans un océan de frustration avec le capitaine Youporn, mais ce genre de garçon ne sera jamais vraiment heureux avec ses partenaires et sera toujours en recherche de quelqu’un de mieux sur qui ses artifices n’ont aucun effet. Il est donc condamné à souffrir et faire souffrir ses partenaires qui ne lui apporteront souvent jamais assez.